lundi, 24 juillet 2017
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Chapelle Saint-Jagut

Saint-Jagut
Plestin-les-Grèves
Côtes d'Armor

    Un premier édifice aurait été construit à cet endroit par les disciples de Saint-Jagut, à l’époque de la christianisation de la Bretagne.
    Au XIe siècle, l’abbé Hingheten, du monastère de Saint-Jagut-de-la-mer, fit relever l’édifice.
    A la fin du XVe siècle, l’édifice menaçait ruines ; Guillaume de Lezormel, le seigneur de l’endroit, fit reconstruire la chapelle de 1487 à 1497 par Etienne de Beaumanoir.
    A partir de cette époque, la culte marial s’ajouta au culte breton de Saint-Jagut mais sans le remplacer réellement.
    Entourée d’un mur d’enclos en pierre, la chapelle présente un clocher-mur à une chambre de cloche ; on remarquera les pierres de crossette se trouvant aux angles du pignon ouest.
    L’ancienne maison du chapelain a été conservée à proximité.
    Le pardon est célébré le dimanche suivant l’Ascension.
    
    Situation : La chapelle Saint-Jagut se trouve à environ 3 kilomètres au sud-ouest du bourg de Plestin-les-Grèves.
  

 
      

Chapelle Saint-Sébastien

Saint-Sébastien
Plestin-les-Grèves
Côtes d'Armor

    Edifiée sur un tertre s’élevant à une altitude de 114 mètres, cette chapelle date de la fin du XVe siècle.
    L’édifice présente un plan en forme de tau et possède un clocher-mur à une chambre de cloche.
    La chapelle est placée sous le vocable de Saint-Sébastien, le patron des archers ; par le passé, ce saint était aussi invoqué pour la guérison de la peste.
    Sébastien vécut au IIIeme siècle. Chargé de pourchasser les chrétiens, il adopta leur religion. L’empereur romain Dioclétien le condamna à mourir, transpercé de fléches. Les soldats de Sébastien, chargés d’exécuter la sentence, évitèrent le coeur de leur chef, lui épargnant ainsi la vie. Soigné par une jeune veuve nommée Irène, Sébastien reprit des forces avant d’aller reprocher à l’empereur son attitude cruelle envers les chrétiens. Furieux, Dioclétien fit rouer de coups Sébastien jusqu’à ce que mort s’ensuive.
    Le pardon est célébré le premier dimanche de juillet.
    
    Situation : La chapelle Saint-Sébastien se trouve à environ 3 kilomètres à l’est du bourg de Plestin-les-Grèves.
   

 
      

Chapelle Saint-Mélar

Saint-Mélar
Saint-Jean-du-Doigt
Finistère

    Fondée au début du XVIIe siècle par les seigneurs Le Coail, la chapelle Saint-Mélar se présente comme un édifice rectangulaire avec une chapelle latérale.
    La chapelle possède un clocher-mur à une chambre de cloche et est entourée d'un mur d'enclos.
    L’édifice a bénéficié d’une restauration en 1975.
    En contrebas se trouve une fontaine.
    Mélar était le fils de Milliau, comte de Cornouaille et roi de Domnonée. Il n’avait que sept ans quand son oncle Rivod assassina son père. Pour affermir son nouveau pouvoir, Rivod tenta d’empoisonner Mélar. La légende dit que Mélar, très pieux, signait ses aliments et, qu’ainsi, il ne fut pas empoisonné. Devant cet échec, Rivod envoya une troupe de guerriers pour assassiner Mélar. Attendris par les larmes de sa mère et la résignation du Prince, ceux-ci se contentèrent de lui trancher la main droite et le pied gauche, lui ôtant ainsi toute possibilité de régner.
    Mélar se retira dans le monastère de Quimper où on lui fit un pied d’airin et une main d’argent. Bientôt Mélar redevint très adroit et surpassa en adresse les guerriers les plus agiles.
    Craignant de plus en plus pour son trône, Rivod paya le Comte de Kerioltan et son fils Justin pour assassiner Mélar. Ceux-ci tranchèrent la tête du malheureux avant de la remettre à Rivod. Trois jours après, Rivod expira dans un accès de frénésie et le Comte de Kerioltan perdit la vue. Quant à Justin, il se rompit le cou en tentant de fuir.
    Le pardon de Saint-Mélar est célébré au mois d’août.
    
    Situation : La chapelle Saint-Mélar se trouve à environ 2 kilomètres au sud-est de l’église de Saint-Jean-du-Doigt, elle-même située à environ 12 kilomètres au nord-est de Morlaix.
   

 
      

Chapelle Notre-Dame de Luzivilly

Luzivilly
Plouigneau
Finistère

    La chapelle de Luzivilly a été construite au début du XVIème siècle par la famille de Goesbriand.
    Elle a été érigée à l’emplacement d’une source qui était le lieu d’un pélerinage très suivi.
    La chapelle a d’abord été vouée à Sainte Barbe, ensuite à la Vierge.
    Elle comporte une nef de 4 travées avec un bas-côté au sud. Au nord s’y rattache une chapelle perpendiculaire.
    Au devant de la chapelle, on retrouve les restes d’une croix brisée.
    Le pardon a lieu le 15 août.
    
    Situation : la chapelle de Luzivilly se trouve à environ 4 kilomètres à l’est de Plouigneau, en bordure de la route joignant Plouigneau au Ponthou.
 

 
      

Chapelle Sainte-Geneviève

Sainte-Geneviève
Morlaix
Finistère

    La chapelle Sainte-Geneviève a été édifiée au XVIème siècle.
    Elle présente un plan en forme de T et possède un clocher mur avec 3 chambres de cloches et une tourelle d’accès, située au nord.
    Sainte-Geneviève a vécu au temps de Clovis ; sa piété aurait permis d’écarter de Paris les hordes de Huns d’Attila. En Bretagne, son culte aurait supplanté celui d’une sainte bretonne appelée Guenosam.
    
    Situation : la chapelle se trouve à environ 2,5 kilomètres au nord-est de la ville de Morlaix, à proximité de l’aéroport.
 

 
      

Chapelle Saint-Antoine

Saint-Antoine
Plouézoc'h
Finistère

    La chapelle Saint-Antoine est située au carrefour de deux voies importantes du Moyen-Age.
    Sa construction remonterait au XIII ème siècle.
    Le Chœur et les superbes boiseries, aujourd’hui en mauvais état, datent du XVI ème siècle.
    Le porche en auvent, qui datait de la même époque, a été reconstruit à l’identique récemment.
    La chapelle est dédiée à Saint-Antoine. Celui-ci vécut en Egypte ; très pieux, il se retira, pendant plus de trente ans, pour vivre en ermite. A la fin de sa vie, il accepta des disciples ; Saint-Antoine est le père de l’ordre des antonins.
    Le pardon est célébré au mois de mai.
    
    Situation : la chapelle Saint-Antoine est située à environ 6 kilomètres au nord de Morlaix ; elle se trouve en bordure de la route reliant Plouézoc’h à Lanmeur, environ 1 kilomètre après la sortie du village de Plouézoc’h.
  

 
      

Chapelle Notre Dame de la Cour (à Lantic)

La Cour
Lantic
Côtes d'Armor

Cette chapelle est édifiée à partir de 1430, grâce aux dons du Duc de Bretagne Jean V.

Les trois travées du choeur et la chapelle latérale sont achevées en 1464. Les travaux reprennent en 1520 avec la construction de la nef et de la tour.

L'édifice est à cette époque entouré de douves remplies d'eau ; le seigneur de Buhen-Lantic rend la justice dans une bâtisse annexe, d'où le nom de cour.

La chapelle est reconstruite entre 1765 et 1771 en raison de lézardes dues au sol marécageux.

Trois années plus tard, la tour s'effondre avec une partie de la charpente; la reconstruction du pignon ouest et de la tour s'achève en 1777.

En 1874, un incendie détruit la nef. Des travaux de réfection sont entrepris et le nouveau clocher est inauguré en 1899.

La chapelle comporte un vitrail (1463) retraçant en 18 panneaux la vie de la Vierge Marie.

La chapelle abrite aussi une piéta du XVIe siècle, une statue de Saint-Guillaume du XVIe siècle et un gisant (XVIe) de Guillaume de Rosmadec, Vicomte de Mayneuf et seigneur de Buhen-Lantic.

On y trouve aussi un ex-voto (huile sur toile), du XIXe siècle, représentant la Vierge sauvant un navire.

 
      

Chapelle de Keranroux (à Bréhat)

Keranroux
Bréhat
Côtes d'Armor

Pendant plusieurs siècles, la chapelle de Keranroux a été le siège d'une chapellenie distincte de Bréhat-bourg ; elle a été rattachée à la paroisse de Bréhat en 1700.

En 1795, l'édifice a été vendu comme bien national, puis racheté par les habitants.

En 1860, la chapelle actuelle a remplacé l'ancienne chapelle située à proximité.

De plan rectangulaire, l'édifice possède un chevet à pans coupés.

La chapelle conserve une statue de Notre-Dame de Keranroux cachée par les habitants pendant la Révolution sur l'îlot de Roc'h-ar-Velen, dans l'anse de la Corderie ; elle contient aussi plusieurs ex-votos offerts par des marins reconnaissants.

Situation : La chapelle de Keranroux se trouve au sud-ouest de l'île nord de Bréhat..

 
      

Chapelle de Kermaria an Isquit (à Plouha)

Kermaria
Plouha
Côtes d'Armor

La chapelle de Kermaria an Isquit – Marie qui sauvegarde – date du XIIIe siècle.

C'est le seigneur Henri d'Avaugour, Comte de Goëllo, qui en fut le fondateur, suite à son retour sain et sauf de croisade, en 1240.

La nef date des XIIIe et XVe siècles ; elle conserve une fresque de la fin du XVe siècle représentant une danse macabre. Des squelettes et des représentants de la société civile, toutes catégories confondues, y sont représentés main dans la main. Ainsi les morts entraînent dans leur monde le pape, l'empereur, le cardinal, le roi...

Le porche de la chapelle a été édifié au XVIe siècle. Il abrite des statues des apôtres en bois polychrome.

Au dessus du porche s’élève la chambre de fabrique entourée d’une galerie et d’une balustrade. C’est du haut de ce balcon que le seigneur rendait justice.

Au milieu du XIXe siècle, le chanoine Perro, curé de Plouha, envisagea de détruire la chapelle pour réutiliser ses pierres à la construction de la nouvelle église de Plouha. Les habitants de Kermaria se mobilisèrent et, fort heureusement, la chapelle fut conservée.

Situation : La chapelle de Kermaria an Isquit se trouve à environ 3 kilomètres au nord de Plouha.

 
      

Chapelle de Lancerf (à Plourivo)

Lancerf
Plourivo
Côtes d'Armor

Située sur une hauteur dominant la vallée du Trieux, la chapelle de Lancerf conserve des éléments datant du XIIIe siècle.

Selon la tradition, le placître l'entourant contiendrait les dépouilles des combattants bretons morts lors de la bataille opposant Alain Barbetorte, Duc de Bretagne, aux Vikings en 937.

La chapelle fut remaniée à plusieurs reprises, notamment au XVIIe siècle. Une inscription sur le porche mentionne la date de restauration, 1618, et le nom de l'initiateur Messire Le Gonidec, chapelain.

L'édifice, doté d'un unique bas-côté et d'un clocher-mur, abrite une Vierge Noire en bois.

Dans le sanctuaire se trouve les tombeaux du comte de Labenne, fils naturel de Napoléon III, et de son fils, mort à l'âge de cinq ans.

En 1998, l'édifice menaçait ruines ; grâce à l'action d'une association de sauvegarde, la chapelle a été restaurée. Un pardon est célébré le 15 août.