mercredi, 26 juillet 2017
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La période moderne (XIXe et XXe siècles)

  Durant le XIXe siècle, l’agriculture est la principale activité économique du Trégor ; elle est complétée sur la côte par une activité maritime faite essentiellement de pêche et de cabotage.
  La population est relativement pauvre.

  L’industrialisation commence avec l’arrivée du train en 1862 à Guingamp puis à Morlaix, trois ans plus tard. L’aménagement des lignes nécessite la construction d’ouvrages d’art parfois importants, comme le viaduc de Morlaix.
  Des lignes secondaires sont construites en direction de la côte. Lannion est desservie par le chemin de fer en 1881. En 1906,  le train arrive au port du Linkin, à Perros-Guirec.

Trégor - Perros-Guirec - Plage de Trestraou  L’amélioration des moyens de transport favorise l’éclosion et la croissance du tourisme à partir de la fin du XIXe siècle.
  La plage de Trestraou (photo) est l’une des premières plages fréquentées du Trégor.
  Des hôtels se construisent et des peintres s’installent sur la côte de granit rose. Le plus célèbre d’entre eux est probablement le peintre nabi Maurice Denis qui élève une villa en bordure de la plage de Trestrignel.

  La première guerre mondiale est une épreuve difficile pour le Trégor  qui paient un lourd tributs de morts et de blessés. Les longues listes de noms figurant sur les monuments aux morts des villages trégorois l’attestent.

  Après la guerre, l’activité économique reprend ; on assiste à un important développement de la culture et de l’artisanat du lin. Des vestiges de routoirs à lin témoignent de cette activité qui s’arrêtera après la seconde guerre mondiale, avec l’arrivée du coton.

  Durant l’entre-deux-guerres, on assiste à une belle histoire dans la région de Belle-Isle-en-Terre. Une belle meunière, Marie-Louise Le Manac’h, rencontre à Paris Lord Robert Mond, un richissime britannique. Elle l’épouse, devient châtelaine de Coat-an-Noz et fait construire un château à l’emplacement de son moulin.

Trégor - Plestin-les-Grèves - Grand Rocher  La seconde guerre mondiale est vécue douloureusement par la population trégoroise.
  L’occupation, suite à la défaite de 1939, est source de nombreuses privations et malheurs.
  L’occupant construit sur le littoral le mur de l’Atlantique, tout un réseau de fortifications supposées garantir la sécurité du Reich pendant 1000 ans.
  L’île à bois, dans l’estuaire du Trieux, est transformée en place forte ; il en est de même du Château du Taureau dans la Baie de Morlaix. Des stations-radars sont installées à La Clarté-Ploumanac’h ; de nombreux blockhaus sont construits sur la côte (comme au Grand Rocher (photo) à Plestin).
  La résistance s’organise et mène des opérations contre l’occupant ; des résistants sont tués ou déportés comme ce fut le cas en mai 1944 dans le village du Dresnay à Loguivy-Plougras.

  Lors de la libération, les allemands se réfugient dans des poches de combat comme au village de la Clarté à Ploumanac’h ; au cours de leur retraite, ils détruisent les phares de l’île aux Moines et de Men Ruz à Perros-Guirec.
  Un tir de char d'assault atteint la flèche de la Basilique de Guingamp qui s'écroule sur 20 mètres  ; l‘église Saint Efflam à Plestin est minée et fortement endommagée.
  Le viaduc de Morlaix est bombardé, causant plus de 100 morts parmi les civils.
  Des bateaux américains accostent à la Lieue de Grèves pour y débarquer du matériel.
  Suite au départ de l'occupant, les habitants fêtent leur liberté retrouvée ; à Lannion, ils remplacent la croix gammée installée au sommet de l'église Saint-Jean du Baly par un drapeau français.

  L’après-guerre est marqué par l’essor de l’industrie des télécommunications à Lannion. En 1961 commence la construction du Radôme à Pleumeur-Bodou ; celui-ci permettra l’établissement de la première liaison satellite intercontinentale.

 

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