jeudi, 23 mars 2017
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La Révolution et l’Empire

    Au début des événements, la société trégoroise est peu au fait des idées nouvelles.
  Les choses évoluent rapidement et, d’une façon générale, les villes seront plutôt favorables aux idées révolutionnaires alors que les campagnes resteront souvent fidèles au clergé et au roi.

  Opposé à la constitution civile du Clergé et inquiet par la tournure des événements, l’évêque Le Mintier quitte Tréguier pour Jersey en 1791.
  A partir de 1792, les révolutionnaires s’attaquent aux églises ; des statues et des calvaires sont détruits ; des cloches sont fondues.
  Le bataillon d’Etampes saccage la cathédrale de Tréguier, le calvaire de Runan est détruit par les révolutionnaires de Pontrieux, le calvaire de Plougonven est renversé…

  En 1793, la levée en masse d’hommes pour renforcer l’armée est mal perçue par  la population et participe au démarrage de la chouannerie.
  Un climat de guerre civile s’installe et l’on assiste à de nombreuses dénonciations ainsi qu’à des exécutions.
  Pierre Taupin, ex-maître d’hôtel de l’évêque de Tréguier, est le chef chouan le plus connu du Trégor. Il mourra en 1800 à Tréglamus, lors d’une offensive du Général Brune.

Trégor - Château de Kerroué  En 1794, des édifices religieux sont confisqués par les révolutionnaires et sont affectés à d’autres fonctions. C’est en particulier le cas du Couvent des Ursulines à Lannion  dont la chapelle sert de hangar à fourrage ou de la chapelle de Christ à Trébeurden qui sert de caserne.
  Dans la région de Bourbriac, des prêtres réfractaires disent la messe la nuit dans une ambiance de fin du monde.
  Le château de Kerroué (photo) à Loguivy-Plougras sert de base de repli aux chouans.

  Le Consulat et l’autorisation de reprise du culte catholique ramènent l’ordre dans les campagnes.

  Du point de vue administratif, le nouveau régime ne reconnaît plus les anciennes provinces et le Trégor est scindé en deux parties : l’ouest du territoire est inclus dans le Finistère, l’est dans les Côtes du Nord.

  En 1801, une bulle pontificale supprime définitivement le diocèse de Tréguier.