samedi, 16 décembre 2017
French Chinese (Simplified) Dutch English German Italian Japanese Russian Spanish
A+ R A-

 

      

Basilique Notre-Dame de Bon-Secours

Rue Notre-Dame
Guingamp
Côtes d'Armor

    A l’origine, une église romane, édifiée au XIe ou XIIe siècle, occupait le site.
    Entre la fin du XIIIe siècle et le milieu du XIVe siècle, cette église romane fut remplacée par un édifice gothique à chevet plat, complété au XVe siècle par une abside polygonale.
    En 1535, toute la partie sud-ouest de l’édifice s’écroula suite à un ouragan.
    Un projet de reconstruction fut proposé par l’architecte morlaisien Beaumanoir mais le conseil de fabrique préféra confier les travaux à Jehan Le Moal, maître d’oeuvre local.
    La reconstruction fut menée en style Renaissance avec des décorations en forme de gargouilles, de candélabres et de coquilles Saint-Jacques, ce qui vaut à l’édifice une belle diversité de styles.
    A l’extrémité du transept sud s’ouvre une porte géminée appelée porte au Duc car, quand il habitait dans le château voisin, c’est par cette porte que Charles de Blois entrait dans l’église.
    Chacune des portes géminées est surmontée d’un buste émergeant d’une coquille Saint-Jacques. L’un des bustes est brisé ; l’autre personnage pourrait représenter François Ier ou le duc de Penthièvre.
    La Basilique renferme la statue de Notre-Dame de Bon-Secours datant probablement du XIVe siècle. Arrachée de son socle en 1793 et brisée , la statue fut reconstituée ; toutefois, les bras ont disparus ; cette statue est l’une des rares vierges noires de Bretagne.
    Dans la chapelle Saint-Jacques se trouve un buffet d’orgues fabriqué par Fosset au XVIIe siècle.
    Le pavement du porche nord est orné d’un labyrinthe dessiné en 1854 ; ce labyrinthe symbolise la quête d’une vie intérieure.
    L’église a été érigée en Basilique mineure en 1899, par le Pape Léon XIII.
    Le 7 août 1944, lors de la libération de Guingamp, un char américain tira sur la flèche de la Basilique qui s’écroula sur 20 mètres ; la restauration intervint en 1956.
    Le pardon est célébré le premier dimanche de juillet. A cette occasion , une procession aux flambeaux traverse les rues de la ville ; elle s’achève par l’embrasement de trois feux de joie sur la place du centre.
   

 
      

Basilique Notre-Dame-de-Délivrance ( à Quintin)

Quintin
Côtes d'Armor

Cette basilique s'élève à l'emplacement d'une ancienne collégiale.

La première pierre du nouvel édifice est posée en 1879 ; les travaux sont achevés en 1887. La nouvelle église prend le titre de basilique en juillet 1934, lors des fêtes du couronnement de la Vierge.

La basilique renferme une relique de la ceinture de la Vierge. Celle-ci fut offerte par le Patriarche de Jérusalem à Geoffroy 1er Boterel, de retour de la septième croisade en 1252.

En 1600, un incendie est allumé involontairement par le chanoine sacristain qui périt dans les flammes. L'ancienne collégiale subit de gros dégats. La découverte de la ceinture de la Vierge, retrouvée presque intacte quelques jours après l'incendie, est interprétée comme un miracle.

L'édifice renferme aussi les gisants de Geoffroy II Boterel, mort au siège de La Roche-Derrien, et de son fils Jean II Boterel, mort à la bataille de Mauron en 1352.

 
      

Cathédrale Saint-Tugdual (à Tréguier)

Tréguier
Côtes d'Armor

    Saint Tugdual naquit en Cornouaille vers 490 et fut formé au monastère de Saint Iltud. Dans les années 520, il traversa la Manche avec plusieurs disciples et fonda plusieurs monastères, dont celui de Tréguier. Il fut nommé Evêque en 542 ; Saint-Tugdual fait partie des sept saints fondateurs de la Bretagne.
    Une première cathédrale, dédiée à Saint André, fut édifiée à Tréguier du temps de Saint Tugdual. Il ne reste plus de trace de cette première construction.
    Une nouvelle cathédrale, de style roman, fut édifiée à partir de 970. De celle-ci, il ne subsiste que l’actuel transept nord et la Tour Hastings le surmontant. On peut observer que les chapiteaux du transept nord sont sculptés d’entrelacs aux influences celtiques, constituant une véritable frise.
    En 1339 commença la construction de la cathédrale gothique. En raison de la Guerre de Succession de Bretagne, les travaux s’échelonnèrent sur plusieurs dizaines d’années. La nef, dont la voute culmine à 18 mètres, fut achevée en 1380. Le chœur, le transept, la tour Sanctus et la tour des cloches furent achevés au cours de la première moitié du XV ème siècle.
    A l’origine, la tour des Cloches portait un clocher à couverture de plomb. Ce type de toit posait problème en raison du poids mais aussi en raison de la foudre ; il fallut donc le remplacer.
    La flèche actuelle a été édifiée au sommet de la tour des Cloches en 1785. Elle culmine à 63 mètres. Sa structure en pierre ajourée de granit lui donne un profil particulièrement élégant.
    Au cours de l’hiver 1794, le bataillon des volontaires d’Etampes mit à sac la cathédrale ; ainsi disparurent tout le mobilier, les vitraux, les orfévreries.
    Le tombeau de Saint-Yves a été reconstruit à l’identique en 1890 par le sculpteur Yves Hernot.
    Le clocher de la cathédrale a été restauré en 2002.
    
    Situation : la cathédrale Saint-Tugdual est située au centre de la ville de Tréguier.
   

 
      

Collégiale Saint-Pierre (à Tonquédec)

Tonquédec
Côtes d'Armor

    A la suite des guerres de succession de Bretagne, les vicomtes de Coëtmen entreprirent la reconstruction de l’église de Tonquédec.
    A la requête de Roland IV de Coëtmen, le pape érigea l’église en collégiale en 1447. Quatre chanoines logèrent au collège jusqu’en 1790.
    Au XIXe siècle, la vétusté de l’église rendit nécessaire d’importants travaux ; la tour centrale de l’édifice disparut ainsi qu’un portail comportant douze niches.
    A l’intérieur, on remarquera une verrière du XVe siècle, installée au chevet de l’église. Cette verrière comporte 16 vitraux dont certains relatent des scènes de la Passion et d’autres célèbrent la gloire de Roland IV et Jean II de Coëtmen.
    Les armoiries de la maison des Coëtmen sont représentées sur cette verrière ainsi que sur un pilier extérieur ; ces armoiries comportent des annelets d’argent témoignant de la participation de l’un des membres de la lignée aux croisades.
    Sous le choeur, reposent Jean II de Coëtmen et son épouse.
    Un enclos paroissial entoure l’église ; les murs de cet enclos sont construits avec des pierres identiques à celles du château féodal de Tonquédec.
    
    Situation : le village de Tonquédec se trouve à environ 7 kilomètres au sud-est de Lannion.

 
      

Eglise de Brélévenez (à Lannion)

Brélévenez
Lannion
Côtes d'Armor

    L’église de Brélévenez est bâtie sur la colline dominant la ville de Lannion.
    La fondation de l’église remonte au XII ème siècle ; elle est attribuée au chevaliers-moines de Montjoie, branche de l’ordre du Temple.
    Les fondateurs laisseront leur nom à la commune ; en effet Brélévenez est la traduction de Montjoie en breton.
    Le chevet de style roman et le porche sud en granit rose appartenaient à l’édifice initial.
    Le clocher-tour sera ajouté au XV ème siècle ; de style gothique, il comporte deux niveaux et se termine par une flèche ajourée.
    Une autre tour, couverte d’une feuille de plomb, est également ajoutée à cette période.
    A l’intérieur, on peut découvrir une mesure à grains provenant du manoir du Cruguil ; elle servait à évaluer la quantité de grains founis par les paysans à la paroisse pour s’acquitter de la dîme.
    On remarquera aussi trois beaux retables du XVII ème siècle ainsi qu’une mise au tombeau polychrome datant du XVIII ème siècle.
    Un bel enclos paroissial entoure l’église ; on peut y découvrir un reliquaire d’attache et une chapelle ossuaire datant tous deux du XV ème siècle.
    Un escalier de 140 marches permet d’accéder à l’église à partir du centre-ville de Lannion.
    L’église est consacrée à la Trinité ; le pardon se célèbre donc le dimanche de la Trinité.
    
    Situation : l’église de Brélévenez est située à quelques centaines de mètres au nord du centre ville de Lannion.

 
      

Eglise de la Sainte-Trinité (à Trébeurden)

Trébeurden
Côtes d'Armor

    Une église existait déjà à cet emplacement au XIII ème siècle ; en raison d’aménagements répétés, elle dut être reconstruite de 1832 à 1835.
    La porte d’entrée du nouvel édifice fut récupérée de l’enceinte du manoir de Kerariou.
    Lors des travaux, le choeur et la chapelle du Rosaire appartenant à l’édifice d’origine furent conservés ; ils furent toutefois rehaussés d’1,7 mètre.
    La flèche fut détruite par la foudre en 1849 ; elle fut reconstruite avec du granit de Saint-Samson.
    Une aile sud, appelée nouvelle nef, fut consacrée en 1962.
    
    Situation : la ville de Trébeurden est située à 8 kilomètres au nord-ouest de Lannion.
   

 
      

Eglise de Saint-Quémeau (à Trédrez-Locquémeau)

Locquémeau
Trédrez
Côtes d'Armor

    Cette église gothique a été élevée au XVIe siècle (en réemployant des fenestrages du XVe siècle).
    L’édifice en forme de tau possède deux nefs à cinq travées et un plafond lambrissé rappellant la carène d’un bateau renversé. A l’intérieur, on peut découvrir un Christ en croix datant du XVIe siècle ainsi que des entraits et des sablières sculptées de représentations humaines et animales.
    Au fond de la nef, les fonts baptismaux en granit, datant du XVIe siècle, sont entourés d’une balustrade en bois polychrome.
    Le porche d’entrée est surmonté d’une secrétairie dans laquelle se réunissait le conseil de fabrique. Les armes de la famille Coatrédrez, fondatrice de l’église, apparaissent sur la clé de voûte située sous le porche.
    Le clocher-mur de style Beaumanoir, ajouté en 1703, comporte 3 chambres de cloches entourées d’une balustrade accessible par une tourelle d’escalier.
    Entre la tourelle du clocher et le porche se trouve un reliquaire d’attache à quatre baies.
    L’église est entourée d’un mur d’enclos en granit.
    L’édifice est placé sous le vocable de Saint Quémeau (en breton : Sant Kemo), l’ermite évangélisateur du village dont le nom breton ‘Loc-Kemo’ signifie ‘l’ermitage de Kemo’. Une fontaine dédiée au saint se trouve près de la ferme de Kerpabu.
    Le pardon est célébré le lundi de la Pentecôte.
    
    Situation : Le village de Locquémeau se trouve à environ 4 kilomètres à l’ouest de Lannion.

 
      

Eglise Notre-Dame (à Bringolo)

Bringolo
Côtes d'Armor

    Edifiée au XVe siècle, l’église a été restaurée en 1620 puis remaniée en 1664.
    En forme de croix latine, l’édifice possède un clocher de type Beaumanoir à trois chambres de cloches desservies par une tourelle d’escaliers.
    L’église a été reconstruite en 1890 par l’entrepreneur Bellec, sur les plans de l’architecte Théodore Maignan, en conservant les matériaux anciens.
    Le porche sud de forme ogivale avec ses bancs de pierre porte les armes d’anciennes familles nobles de la région.
    
    Situation : Le village de Bringolo se trouve à environ 10 kilomètres à l’est de Guingamp.
 

 
      

Eglise Notre-Dame (à Morlaix - Ploujean)

Ploujean
Morlaix
Finistère

    L’église Notre-Dame est un édifice datant de plusieurs époques. La première église de pierres fut construite au XIIe siècle ; il n’en reste aujourd’hui que la nef romane avec ses lourds piliers.
    Le choeur, séparé de la nef par un arc de triomphe gothique, a été construit au XVe siècle ; le clocher Beaumanoir avec sa tourelle latérale date de 1586.
    L’église renferme des orgues datant de 1680. Elles furent réalisées par le facteur d’orgues Thomas Dallam.
    Sur le placître se trouve un ossuaire édifié durant la seconde moitié du XVIe siècle ; la façade du monument est percée de baies en plein cintre séparées par des petites colonnes cylindriques.
    
    Situation : Ploujean, qui fait partie de la commune de Morlaix, se trouve à environ 2 kilomètres au nord du centre-ville de Morlaix.

 
      

Eglise Notre-Dame (à Saint-Agathon)

Saint-Agathon
Côtes d'Armor

    Cette église a été construite de 1854 à 1857 à l’emplacement de l’ancienne chapelle tréviale devenue paroissiale après la Révolution.
    Certains éléments, comme les accolades et les gargouilles, sont peut-être des réemplois.
    L’ancien édifice était sous le patronage de Saint-Agathon, un pape originaire de Sicile qui gouverna l’église de 678 à 681.
    
    Situation : Le village de Saint-Agathon se trouve à environ 3 kilomètres à l’est de Guingamp.